lundi 25 février 2013

Zagora



UNE DES PLUS BELLES REGIONS DU SUD DU MAROC
Dévoilant toute sa splendeur, Zagora offre un dépaysement total : oasis, palmeraies, sites culturels et religieux, désert à perte de vue dont l’immensité et la beauté procurent des sensations nouvelles.
Zagora est sans conteste l’une des plus belles régions du sud marocain, grâce à la diversité de ses attraits naturels et culturels : vallées bordées de chapelets d’oasis vertes et luxuriantes, montagnes culminant à plus de 2000 m, plaines désertiques et regs traversés par de vastes champs dunaires associés aux joyaux architecturaux que sont les Kasbahs et les Ksours séculaires et singuliers.
Dévoilant toute sa splendeur, Zagora offre un dépaysement total : oasis, palmeraies, sites culturels et religieux, désert à perte de vue dont l’immensité et la beauté procurent des sensations nouvelles.
Par sa position géographique stratégique dans le sud profond, son relief compartimenté et diversifié, son histoire, véritable carrefour social et ethnique, sa richesse culturelle et sa population accueillante et chaleureuse, la région de Zagora séduit à coup sûr le visiteur à la recherche de dépaysement et fait une place de choix aux amateurs de tourisme culturel, sportif et d’aventure.
Le climat de Zagora varie selon l’altitude et la latitude. L’été est chaud avec un soleil éclatant mais les espaces de fraîcheur ne manquent pas dans les palmeraies. Les hivers quant à eux sont froids et s’accompagnent fréquemment de gel étalant un horizon de tapis blancs sur les cimes enneigées.
Somme toute, Zagora offre un spectacle enchanteur et permanent par ses magnifiques paysages aux couleurs comme nulle part ailleurs !






Ouarzazate



C'est une ville étape au confluent des vallées du Dra et du Dadès. Elle est aussi le point de départ des excursions vers Zagora et Tineghir.
Impossible de quitter Ouarzazate sans se rendre à la kasbah de Tiffoultoute et au ksar de Aït Benhaddou. Ces remarquables exemples de l’architecture traditionnelle sont un avant-goût de la fameuse route des 1 000 kasbahs. L’impressionnant ksar (forteresse, ksour au pluriel), lui aussi classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, bénéficie d’une somptueuse vue panoramique sur la palmeraie, le reg et l’Atlas.
>C'est aussi de là que vous pourrez parcourir « la route des oasis » et des « mille Kasbahs et Ksour ». Ces constructions en pisé ocre comme celles de Taourit, Tiffoultoute ou Aït Benahaddou, sont célèbres dans le monde entier.
Située à 1 160 mètres d'altitude avec comme décor le djebel Kissane, elle bénéficie d'un climat exceptionnel. C'est pour cet ensemble de raison que bon nombre de films étrangers sont tournés ici. Vous pourrez d'ailleurs y visiter les studios. De construction récente, Ouarzazate jouit d'un très bon équipement hôtelier.
Un DECOR DE CINEMA
Depuis 1984, Ouarzazate est indéfectiblement liée au cinéma. Ses conditions climatiques,géographiques et économiques idéales, ont incité des studios à s’y installer. De Lawrence d’Arabie à Astérix et Obélix : mission Cléopâtre en passant par Un thé au Sahara ou Gladiateur, les décors de ces grosses productions se visitent.






Tafraout




Tafraout, La Route des amandiers
La route des amandiers devenue fameuse à la floraison de ses arbres possède un environnement naturel d’exception fait de granit rose et parsemé d’une flore magnifique. L’architecture du village est étonnante avec ses maisons construites de granit qui offrent ainsi de vrais décors de carte postale.
Aller à Tafraout, c’est prendre un des plus beaux itinéraires du Maroc. La beauté de ses paysages entre falaises de granit rose et amandiers en fleurs n’est pas une légende. L’endroit constitue aussi un bastion de la culture berbère dans toute son expression tant sur le plan linguistique, architectural, artistique ou social. A partir d’Agadir, l’excursion qui mène à Tafraout est mémorable!
Pour profiter pleinement de ce circuit que l’on fait habituellement dans la journée, deux jours ne sont pas de trop tellement il y a de choses à découvrir !
Après avoir laissé le bourg de Biougra et être parvenu à la petite ville d’Aït Baha, la voie regorge durant 70 km de paysages grandioses, avec la présence régulière de ces immenses dalles rocheuses en granit rose et des vallées en contrebas où le regard se perd.
Les habitations berbères érigées en pierres prélevées sur place se fondent dans le paysage ; la route est quant à elle parsemée d’ « igoudars ». Les tribus berbères les utilisaient pour mettre à l’abri des convoitises, leurs précieuses récoltes.
A Tiouit, un de ces greniers collectifs est perché sur un rocher pour plus de protection. Le spectacle atteint son paroxysme lorsque les amandiers, qui ornent la vallée des Ammeln, sont en fleurs ( Janvier - Février).
L’arrivée à Tafraout se fait par la vertigineuse descente du col de Tizi Mlil (1662 m) où de splendides vues s’offrent à notre regard qui se perd dans la vallée des Ammeln et la chaîne du Lekst (2360 m).
Tafraout s’emplit de magie lorsqu’au crépuscule naissant, ses maisons bâties de granit rose et ocre s’embrasent aux derniers rayons du soleil couchant.
Rochers bleus et canyons verdoyants.
Les rochers peints se situent à 3 km au sud de Tafraout, en direction de Tiznit, au niveau d’une fourche routière. En prenant à droite une piste qui s’enfonce au milieu de blocs de granit, on parvient rapidement à d’énormes rochers peints en 1984 par un plasticien belge, Jean Verame.
La vallée des Aït Mansour : en prenant à gauche au niveau d’une fourche à 3 km de Tafraout sur la route de Tiznit, on suit la route durant 25 km. On débouche alors sur une piste praticable qui s’enfonce dans un long canyon de 17 km dont le fond est verdoyant, alimenté par une source. Des grappes de maisons faites pour la plupart en pierres et boue séchée et dont certaines possèdent plusieurs étages, sont accrochées aux flancs du canyon.






Immozzar


Une vallée cachée derrière le haut de la montagne Imouzzer, un magnifique site d’oasis et palmiers. Au centre de ces palmiers, un jardin botanique naturel surnommé « la vallée du paradis ». L’apiculture est une des activités principales des habitants du village de la région, la fête du miel d’Imouzzer a lieu en général au début du mois de Mai.
La grande boucle Agadir-Imouzzer-Bigoudine-Agadir, totalise 210 km. Mais dès 35 km au sortir d’Agadir, le dépaysement est déjà total : montagnes, canyons, cascades, palmeraies et villages perdus dans la montagne. Prendre la route d’Immouzzer, c’est prendre la route d’une nature généreuse et sauvage.
CANYONS ET CASCADES
En quittant Agadir par la route d’Essaouira, prendre à droite pour aller à la découverte du village de Aourire, et se laisser guider par la route goudronnée récente. Au départ, le chemin s’engage entre les monts calcaires jaunes qui se zèbrent plus loin d’arêtes brunes, témoignage des formidables séismes qui ont soulevé ces couches géologiques. Après le col d’Issi, c’est une plongée vers la grande palmeraie de Tamzerghout qui attend le visiteur, là où se côtoient palmiers, bananiers, oliviers et orangers. Dans cette descente, tout au long du parcours des échoppes présentent de nombreux fossiles dont les très fameuses ammonites d’Imouzzer des Ida-Outanane.
Avant de reprendre de l’altitude, la voie s’engage sur une dizaine de kilomètres le long de laquelle s’ouvrent des failles qui débouchent sur des oasis, des canyons, des villages, des sources ainsi que des piscines naturelles qui sont appelées « marmites des géants ».
Puis on parvient enfin au village d’Imouzzer, doté d’un superbe point de vue, et où l’on découvre les fameuses cascades que les habitants ont baptisées « le voile de la mariée ». La route continue ensuite jusqu’à Bigoudine, un petit village très pittoresque puis rejoint la voie nationale qui mène jusqu’à Agadir .
DECOUVREZ LES FOSSILES
Il y a 70 millions d’années, la mer recouvrait alors toute cette région. Les couches géologiques se sont redressées au fil des temps pour laisser place à cette chaîne montagneuse, emportant à plus de 2000 m d’altitude les dépôts de sédiments marins. Il est, de ce fait très courant de trouver lors de randonnées des fossiles d’huîtres, de moules ou bien d’autres coquillages datant du crétacé.
Les fameuses ammonites d’Imouzzer sont des coquillages qui peuvent atteindre 60 cm de diamètre. Elles ont peuplé toutes les mers du monde voilà plus de 100 millions d’années.
ARGANIERS, CAROUBIERS, EUPHORES
L'arganier, arbre endémique de la région, est omniprésent. Il est accompagné de caroubiers, d’oliviers sauvages, dont les fruits sont très appréciés par les chèvres nomades.
Les euphorbes qui recouvrent les dalles rocheuses produisent un latex blanc qui est à l'étude pour servir de base à un recyclage des déchets ménagers en compost, destiné à l'agriculture.
LE MIEL DE THYM
La région est réputée pour sa production de miel de thym, le plus parfumé. Les agriculteurs le produisent encore de façon traditionnelle faisant ainsi de ce produit un miel de grande qualité.
HEBERGEMENT ET RANDONNEES
Un hôtel vous accueillera à Imouzzer, idéalement bâti sur un point de vue unique. Des balades et randonnées sont organisées aux alentours, à dos d'ânes ou à pied. De petits gîtes répartis dans la région pourront servir de refuge pour les adeptes du trekking qui souhaitent prolonger leur séjour dans le pays des Ida-Outanane.





Tiznit


La province de Chtouka Ait Baha possède une large forêt d’Arganiers et l’agriculture y est largement développée. On y trouve les magnifiques « Igoudars » qui veulent dire les greniers des Kasbahs en langue amazigh. De nombreux vestiges d'anciens villages en sorte de murailles, donnent lieu à des  moussems qui sont organisés au cours de l’année qui montrent toute la richesse et la magie de la culture et du folklore berbère de la région. A l’approche des premiers contreforts de l’Anti-atlas, sur un plateau sec et caillouteux se trouve Tiznit ( à 91 km).
TIZNIT BERCEAU DES BIJOUX  BERBERES
La Ville de Tiznit s'est forgée une large réputation autour du commerce de de bijoux berbères et autres en or et en argent dont les prix défient toute concurrence.
Un tour dans son souk aux bijoutiers est donc recommandé à tous les adeptes.
La ville possède le port de Sidi Ifni où on peut trouver  toute sorte de poissons frais. Une ville très connue par ses nombreux artisans et ses plages de Mirleft et Sidi Ifni.
Tiznit baignée de jardins, fut longtemps une place administrative, siège d’une garnison fortifiée, non loin du débouché de l’oued Massa en plaine et à l’entrée du passage qui mène vers le Drâa par le plateau de l'Akhssas. L’entrée de la ville de Tiznit se fait par la porte Bâb Oulad Jarrar.
Six kilomètres de murs couleur ocre délimitent cette cité à l’allure ancienne dont les rues longent les remparts qui mènent au souk des bijoutiers. La promenade sur les remparts, notamment depuis Bab Targua, permet de découvrir une superbe palmeraie et une source naturelle qui fait fonction de lavoir
MIRLEFT REPUTEEE POUR SES PLAGES
La route de Tiznit à Mirleft offre le paysage d’une côte atlantique qui longe, jusqu’à Sidi Ifni, un littoral dont les falaises abruptes des derniers contreforts de l’Anti-Atlas semblent se jeter dans l’océan. Les plages de Mirleft, très fréquentées par les pêcheurs forment des sites dans lesquels la nature reprend ses droits.
A partir du village, on peut admirer les ruines d’un fort édifié en 1935 qui abrite aujourd’hui une petite auberge.
SIDI IFNI UN MELANGE DE CULTURES
Sidi Ifni, longtemps convoitée par les puissances coloniales, devint espagnole en 1859 avant d’être restitué au Maroc en 1969. Petit hameau bâti autour d’un marabout au débouché d’un oued, Sidi Ifni prit alors le faciès d’une ville qui garde les traces d’un passé colonial dans son architecture. Cette ville, qui vivait du commerce né de son statut de zone franche, fonde de nos jours son activité sur la pêche.





Taroudant


À 80 km seulement d’Agadir, Taroudant, l’ancienne capitale des Saâdiens, offre le spectacle d’une petite ville impériale. Enveloppée dans de massives murailles ocres en terre, elle rappelle immanquablement Marrakech.
Elle fut longtemps la capitale du Souss, avant qu’Agadir ne se développe. La situation géographique de Taroudant est idéale : bordée au nord et au sud par les chaînes du Haut Atlas et de l'Anti Atlas, elle offre aux regards des visiteurs un arrière plan majestueux, avec en hiver des sommets enneigés.
Une route au coeur de la riche plaine du Souss
La route de Taroudant, située à 70 km d’Agadir, longe l’oued Souss dont le cours irrégulier irrigue la fertile plaine du même nom. Vergers d'agrumes, serres de tomate, luzernières s’égrènent le long de la route nationale.
À 44 km d’Agadir, on traverse la bourgade d’Ouled Teima, véritable centre agricole de la région. En arrivant à Taroudant, on traverse les anciennes oliveraies qui entourent la cité antique et qui étaient irriguées par des résurgences aujourd’hui taries.
Une des villes les plus anciennes du Maroc
La majeure partie des murailles encerclant la ville est relativement récente, puisqu'elle fut restaurée au cours du XVIIIe siècle, l'érosion du temps attaquant la fragile constitution de ces remparts.
Cependant, une portion de ces murailles remonte au XIVe siècle, sous la dynastie Mérinide, qui avait entrepris la reconstruction d’une des plus anciennes cités du Souss.
Les ruelles sont étroites et sinueuses, mais à la différence de Marrakech, on ne risque pas de s'y perdre.
La porte principale, Bab El Qasba, mène à un grand bâtiment ancien, Dar El Baroud, qui serait hanté par les esprits des maçons assassinés afin de garder jalousement secret les plans de la demeure d'un caïd de la ville.
Le centre ville offre deux places, où l'on pourra trouver hôtels, cafés et restaurants bon marché. À partir de ces places, d'innombrables ruelles vous mèneront vers le souk, le marché hebdomadaire, d'anciens pressoirs à olive et des coopératives d'artisanat.
À pied, à bicyclette ou en calèche, le tour des murailles vous permettra de découvrir la cité, sur un tracé d'environ 4 km. Taroudant nourrit une longue tradition d’artisanat. Vous pourrez visiter de nombreuses tanneries ou acheter des bijoux berbères en argent.
Nature et randonnées à partir de Taroudant
Situé à 35 km, le site d’Amagour présente les vestiges d'un ancien volcan, matérialisé sous la forme d'une large dépression dans la roche, dont le fond est rempli par l'eau verte d'un petit lac de cratère.
Le Tizi-N-Test, à 90 km, fait partie des trois principaux cols du Haut Atlas. Les points de vue sont nombreux et absolument superbes. Les derniers 25 km avant le sommet du col sont particulièrement sinueux et vertigineux.
Randonnées. Verdoyante, la région du Haut-Atlas à partir de Taroudant est propice aux randonnées. La présence d’un guide est fortement conseillée car on se retrouve vite hors des sentiers battus dans cette contrée encore peu explorée.
Argan
Un peu partout ont fleuri des coopératives d’argan. Leur visite est toujours très captivante, d’autant que l’arganier ne pousse que dans le sud-ouest du Maroc. En saison sèche, vous pouvez admirer le tableau pittoresque des chèvres grimpant aux arbres pour en dévorer les fruits. Une huile d’une grande qualité nutritive et cosmétique est dérivée de ces noix. La verdoyante vallée du Souss abrite également de vastes cultures de primeurs et d'agrumes.
Safran
C’est la couleur orange qui dominera pendant le festival du safran, un grand moment de la culture berbère qui a lieu en novembre à Taliouine. Cette épice rarissime entre également dans la composition des maquillages les jours de fête.







Histoire Région Souss Massa Drâa

Bourgade modeste des pêcheurs, Agadir (Sainte Croix ou Santa Cruz de Mar Pequeña ou Santa Cruz de Beibeira) signifie « grenier fortifié » en Berbère. L'histoire de la ville débute vraiment au XVIe siècle lorsque les Portugais s’installèrent à Agadir. Ils construisirent au pied de l’éperon montagneux dominant la baie, une forteresse qui devint plus tard le quartier Fonti, à laquelle ils donnèrent le nom de Santa Cruz du Cap de Ghir. Cette forteresse était une étape maritime des Portugais se rendant en Inde. Mohamed Ech Cheikh, fondateur de la dynastie Saâdienne, a libéré la ville en 1541 après un siège de six mois. Trente ans plus tard, son fils, a édifié la Casbah qui domine encore l'océan afin d'éviter le retour des Portugais.
Agadir est située dans la riche plaine de Souss qui possède un énorme potentiel en agriculture. Ceci permit aux sultans Sâadiens d'assurer l'âge d'or d'Agadir jusqu'au XVIIe siècle. La ville était connue par l'exportation des dattes, cires, épices et or.
En 1572, la Casbah d’Agadir fut construite au sommet de la colline par Moulay Abdallah el-Ghalib quatrième sultan de la dynastie Saadienne, successeur de Mohammed Ech-Cheikh.
Au XVIIe siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devint un port d'une certaine importance, développant les échanges avec l'Europe. Agadir était un grand port où le drap et le blé européens s'échangeaient contre l'or du Soudan ou de Guinée et le sucre du Souss. Des négociants français, hollandais, danois, anglais, portugais et espagnols ne cessèrent de s’y disputer l’influence, car le port était devenu le débouché du Soudan.
Sous le règne du sultan Moulay Ismail (1645-1727) et de ses successeurs, les échanges avec la France régressèrent au profit des Anglais et des Hollandais. D'Agadir partaient notamment de la cire, du cuivre, des cuirs et des peaux. En 1746, les Hollandais installèrent un comptoir au pied de la casbah, sous l'autorité du sultan. Au-dessus de la porte d'entrée de la Casbah, on peut encore voir une inscription hollandaise qui signifie : "Crains Dieu et honore ton roi".
Après une longue période de prospérité sous les règnes Saadien et Alaouite, Agadir déclina à partir de 1760, à cause de la prééminence accordée par le Sultan Alaouite Sidi Mohammed ben Abdallah (Mohammed III du Maroc), qui voulait châtier le Souss rebelle, le sultan Mohammed Ben Abdallah décide fermer le port et transférer toutes les activités maritimes vers Essaouira. Ce déclin dura un siècle et demi. En 1789, un voyageur européen fait une brève description d'Agadir: "C’est maintenant une ville déserte, il n’y a plus qu’un petit nombre de maison qui tombent en ruines".
En 1911, l'empereur Guillaume II, roi de la Prusse, envoie un croiseur dans la rade d'Agadir, où il essaie d'installer une base navale, e t provoqua ainsi le Coup d’Agadir (conflit franco-allemand). La France s'oppose et propose un consensus concernant les droits allemands. Après de lourds pourparlers diplomatiques. La France abandonne une partie du Congo en faveur de l'Allemagne qui n’exprimera plus d’intérêt impérialiste sur le Maroc.
En 1913, la ville comptait moins de mille habitants. Après 1920, sous le protectorat français, un port moderne fut aménagé et la ville connut un premier essor.
En 1930, Agadir est devenue une des étapes de la poste aérienne. Saint-Exupéry et Mermoz faisaient là l'arrêt avant qu'ils entreprennent la traversée de l'Atlantique.
Dans les années 1950, la ville, très dynamique, avec le développement de la pêche, des conserveries, de l'agriculture, de l'exploitation minière, commençait aussi à s'ouvrir au tourisme.
Le 29 février 1960, alors que la ville comptait plus de 40000 habitants, Agadir fut frappé peu avant minuit par un tremblement de terre de magnitude de 5,7 sur l’échelle de Richter quinze secondes ont suffit pour ensevelir 15 000 âmes. Ce fut la catastrophe la plus atroce de l’histoire de la petite ville. Après ce drame la reconstitution de la ville commence, les architectes les plus célèbres ont contribué à faire de la ville l'une des plus modernes du Maroc.
Suite à ce drame, Agadir a été reconstruite 2 km plus au sud. Elle est devenue une grande ville (678 596 habitants en 2004), un port important, le premier port sardinier au monde, et possède une plage célèbre s'étirant sur plus de 10 km. Son climat offre 300 jours de soleil par an et permet de se baigner en toutes saisons; l'hiver y est exceptionnellement doux et la chaleur de l'été jamais étouffante (la brume d'été n'y est d'ailleurs pas rare).